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quelle valeur ajoutee pour les futures extensions generiques ?

par webmaster - JurisTIC
- mardi 12 août 2003. vu par 4602 visiteur(s)
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Si l’on s’en tient aux resultats obtenus, la necessite de creer de nouvelles extensions n’etait pas aussi forte que d’aucuns ont bien voulu le proclamer a l’epoque. Meme en tenant compte de l’affaissement de l’internet commercial et de la riposte des gestionnaires d’extensions locales, aucune des 7 extensions creees en 2000 n’a vraiment fait ses preuves a l’heure actuelle :

- le BIZ et le INFO, autrefois presentes comme les rivaux du COM, culminent a 1 million de noms chacun, dont environ 30 a 40% de depots defensifs qui risquent bien de n’etre pas renouveles en 2003. Temoins de ces echecs relatifs : l’absence de nouveaux investissements marketing sur ces deux extensions et le tres faible nombre de sites existant vraiment dessous (c’est-a-dire, de sites n’existant « que » sous .BIZ ou .INFO et ayant delaisse le .COM ou l’extension locale). A moyen terme, le .INFO semble mieux tirer son epingle du jeu que le .BIZ, qui n’apporte pas vraiment de valeur ajoutee. Le fait que Neustar, maison-mere de Neulevel, ait decroche la gestion du .US en 2002 a du aussi passablement perturber les strategies marketing du groupe.

- le AERO se developpe sereinement, et doit compter entre 5.000 et 7.000 noms maintenant. Ce n’est pas un succes commercial, mais l’objectif de son registre a toujours ete d’en faire une extension au service d’une communaute precise : le monde aerien. Toutefois, le taux d’utilisation reel des noms reste problematique.

- le .NAME a atteint le seuil respectable de 60 a 80.000 noms, mais il reste loin en dessous des previsions. Une demande du registre a ete envoyee recemment a l’ICANN pour modifier la charte de nommage de l’extension.

- le COOP, destine aux cooperatives, s’evertue presque chaque mois a trouver des idees de promotion originales. Les prix ont ete « casses », de nouveaux registrars recrutes, mais il semblerait bien que l’extension n’ait pas reussi a toucher son marche.


- le .MUSEUM ressemble assez au .AERO : faible nombre d’enregistrements, parce que service a une cible tres restreinte (les musees). Peu d’informations a son sujet.

- le .PRO enfin est sur le point d’etre lance, et nous n’avons donc aucun element d’appreciation de son succes.

Un bilan mitige s’il en est, qui tient a plusieurs choses :

- les utilisateurs finaux n’ont pas « besoin » de nouvelles extensions : ils ont les .COM et les extensions locales, et ce systeme leur parait deja suffisamment complexe pour suffire a leur bonheur. Parmi tous les internautes existant a ce jour, moins de 10% connaissent les 7 extensions citees ci-dessus. Il est assez logique qu’une entreprise voulant attirer des visiteurs sur son site rechigne a creer celui-ci sous une extension peu ou pas connue, donc tres peu intuitive.

- tout succes s’estime dans la duree et dans la capacite des registres a faire passer leurs extensions dans les usages (moment ou l’extension devient « intuitive »). C’est pour cette raison que le INFO, le AERO, le MUSEUM sont mieux places que les autres sur le long terme.

- toute nouvelle extension est facteur de confusion supplementaire dans l’esprit des internautes : les suivantes auront de plus en plus de mal a conquerir un public car elles s’adresseront a des internautes ayant deja pris des habitudes.

La question centrale est donc : quelle valeur ajoutee les futures extensions vont-elles apporter pour pouvoir s’imposer face a celles qui existent deja ?

- tout d’abord, le fait qu’elles pourraient posseder une signification symbolique forte. Pour le .EU, il s’agit de souverainete, d’appartenance a un espace geopolitique, economique et juridique. Pour un « .BANK », il s’agirait plutot d’une reference a un secteur particulier. Le « .shop » ou le « .firm » sont donc a exclure.


- premier paradoxe : la principale source de valeur ajoutee est une appartenance ; or qui dit appartenance dit exclusion, ou a tout le moins selection : plus la selection est rigoureuse, plus l’appartenance est forte et la valeur ajoutee aussi. En clair : si le .BANK est cree demain et que les casinos en ligne peuvent s’enregistrer dessous parce qu’ils ont un « lien avec les metiers d’argent », la valeur ajoutee de l’extension sera proche de zero. A l’inverse, si seules les institutions bancaires reconnues par leurs chartes professionnelles peuvent « se referencer » sous .BANK, l’extension aura une valeur ajoutee certaine en permettant aux internautes de trouver immediatement le site de leur banque, ET/OU de savoir qu’ils sont sur le site d’une « vraie » banque.

- second paradoxe : toute exclusion necessite des verifications, et ces verifications sont perçues, dans la tendance actuelle, comme synonymes de lenteurs, de couts et « donc » d’echec commercial.

Des regles ouvertes et des enregistrements automatisables ne sont pourtant pas des prerequis absolus pour construire de nouveaux espaces de nommage, tout au contraire : c’est de la specificite creee par les regles d’enregistrement ou les traitements ulterieurs (comme la qualification) que naissent la diversite et la valeur ajoutee. L’ICANN repugne apparemment a reconnaitre cela de maniere explicite : sous la pression des bureaux d’enregistements accredites, elle prefere envisager des extensions « marketees » comme des extensions fermees mais qui n’en seraient pas. Une maniere polie de laisser les utilisateurs se debrouiller tous seuls...

L’appel a suggestions de l’ICANN sur les futures extensions generiques est disponible ici :

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